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Des recommandations pour une meilleure collaboration entre médias et communautés agricoles

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Quatre grands travaux de groupes ont clôturé le séminaire international du CTA qui s’est déroulé du 12 au 16 octobre 2009 à Bruxelles. Ils ont concerné les différents médias à savoir la radio, vidéo et télévision, médias imprimés et enfin médias communautaires. Pour chacun de ces médias des recommandations ont été formulées et des interpellations ont été adressées au CTA et à ses partenaires.

Journalistes, chercheurs, agriculteurs et acteurs communautaires de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ont œuvré pour une meilleure entente et imbrication entre médias et agriculture pour le développement rural. C’est à cet effet que des propositions assez ambitieuses ont été formulées pour rendre cette volonté possible.

Le groupe radio s’est voulu raisonnable en demandant aux partenaires de ne pas faire table rase sur l’existant dans la réalisation des programmes. Il a suggéré que ceux qui existent soient pris en compte avant l’élaboration d’autres programmes. Il a, aussi cherché à faire en sorte que les programmes développés collent avec la réalité du pays ou des pays pour lesquels ils ont été élaborés. Les participants à ce groupe de travail ont surtout plaidé pour des ateliers de renforcement des capacités qui soient inspirés des réalités locales de chaque pays, de chaque communauté. Ils ont, en outre, proposé au CTA de lancer un programme de bourses de 15.000 euros au profit des radios.

Ceux qui ont travaillé sur la vidéo et la télévision ont beaucoup insisté sur la qualité des productions qui implique aussi le contenu. Sur le lot de recommandations, on peut, entre autres, retenir : «Utilisation des langues, élaboration d’un glossaire de termes agricoles pour les journalistes, aider les gouvernements pour développer de politiques qui soutiennent le développement durable et agricole, mobiliser et soutenir des réseaux existants pour faire passer des organes soutenus par des gens, professionnaliser les films et les vidéos et développer les activités dans ce sens pour améliorer la qualité et l’impact de la vidéo». Ils ont, par ailleurs, proposé que «CTA soit le tampon entre les médias et les autres acteurs du monde rural pour rassembler et produire des vidéos, mais surtout créer un forum qui permettrait d’en apprendre plus sur la vidéo».

Les membres du groupe de travail médias imprimés n’ont pas été très prolixes. Ils ont estimé que les médias imprimés constituent un défi dans nos communautés et qu’il faudrait une conférence annuelle des médias au cours de laquelle un prix sera décerné pour doper et motiver ceux qui évoluent dans ce secteur médiatique dans la prise en compte des questions agricoles et rurales.

Contrairement au précédent groupe, ceux qui ont réfléchi sur «Médias communautaires» ont plaidé pour une meilleure relation entre les médias et les communautés auxquelles ils servent. Ils veulent plus d’attention sur le cadre juridique et une facilitation des procédures d’octroi de licence et de la rendre accessible en terme financier. Ils ont penché aussi pour la mise en place de lignes directrices qui permettent aux politiques d’améliorer leur appui aux radios communautaires.


Ce même groupe a travaillé sur l’utilisation des TIC par les médias communautaires. Selon eux : «il faut une utilisation appropriée des TIC en fonction de leur niveau de développement, les nouvelles technologies doivent s’intégrer dans les médias communautaires, assurer une formation continue sur les TIC émergentes, programmer et financer des processus d’évaluation et de contrôler des équipements.

 

Ibrahima Lissa Faye